Puru Transgascogne , à bord de Pulse avec Thomas

Derniere grande épreuve pour Thomas Quillasi sur son fidèle Pulse avant la mini transat : la Pure Transgascogne, voici son récit ! bon courage pour les derniers préparatifs !!! 

Après un long convoyage par la route depuis l’UNM, qui accueille le projet, Pulse – France Renouvelables du pole mini MSA découvre les embruns de l’Atlantique pour participer à la PURU-Transgascogne 2025.

La régate (Port Bourgenay – Gijón aller-retour), organisée a merveille par Versace sailing management, est vécue comme une répétition générale de La Boulangère Mini Transat, dont le départ aura lieu dans deux mois. L’objectif est de partir dans des conditions similaires afin de se mettre pleinement en situation.

Dès les premiers jours, l’organisation– également en charge de la Mini Transat – annonce la couleur avec des contrôles techniques renforcés. Nous sommes rapidement pris par le temps, car le départ est avancé de 24h pour éviter le passage d’un front et des vagues de la taille de nos mini 6.50. Il ne faudra pas traîner en chemin.

J’ai la chance de pouvoir sortir du port parmi les premiers des 50 participants. L’étape étant un bord direct sous gennak, je décide de le mettre en place et de le tester. Douche froide : la rotule du bout-dehors, sur lequel on installe le gennak, casse. Après quelques secondes de dépit, je pense avoir la pièce de rechange dans ma voiture. J’ai encore le temps de rentrer au port pendant que les autres minis sont en train de sortir. Seconde douche froide : impossible de mettre la main sur cette rotule de spare. Finalement, et de manière inespérée, je trouve un « soudeur sauveur », Tristan, au chantier @Eole Performance 🙏, qui répare la rotule en moins de 15 minutes. Je termine de réinstaller mon bout-dehors sur la ligne de départ… dans les temps !

Après la bouée de dégagement, c’est tout droit : un bord de sanglier dans 20 nœuds au reaching, sans réelle option météo à prendre, hormis à l’arrivée, où il fallait se placer au-dessus de la ligne pour gérer l’effet de côte du relief de Gijón.

L’escale est l’occasion de profiter de la chaleureuse ambiance mini. L’entraide pour le bricolage est agrémentée de pauses tapas et d’apéros-ponton au cidre local.

La seconde étape commence par 48h de près dans 20 nœuds, où il faudra exploiter les bascules. C’est aussi l’occasion de redécouvrir, de jour comme au milieu de la nuit, les joies du matossage en mini au près en solo, le bateau bien chargé…

Une fois Belle-Île enroulée, on a enfin le droit a du portant VMG en gérant quelques effets de site proche Belle-Île et l’Île d’Yeu. Un coucher de soleil sous spi, avec de la musique et des dauphins, me fera rapidement oublier la machine à laver des 48h de près.

Bilan de cette première course en Atlantique :

Première étape : content d’avoir su rebondir grâce à Tristan à qui j’offrirai une bouteille de vin à l’arrivée. Seconde étape : je termine second des séries pointu en solo, mais j’ai encore des optimisations à faire pour rendre le matossage plus pratique a bord. 

Je repars avec une todolist qui a triplé pour cette dernière ligne droite – mais c’était l’objectif principal, et elle a le mérite d’être écrite ce qui me permet de commencer a entrevoir la ligne de départ de cette fameuse Mini Transat convoitée depuis plus de 2 ans.